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Tueur en série nécrophile, Ed Gein à notamment inspirés des personnage tels Norman Bates et Leatherface, de « massacre à la tronçonneuse ».
S'il n'a officiellement tué « que » deux fois, il passe pour être l'un des tueur en séries les plus effrayants de l'histoire de la criminologie.

 

 

 

 

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Lacrosse, Winsconsin, août 1906. C'est dans cette paisible ville que naît Edward Theodore Gein .

George et Augusta, ses parents, ont eu un premier fils sept années auparavant, Henry. Et l'on peu dire que cette famille est peu banale à plus d'un titre.
George Gein est fermier et surtout un alcoolique faible ,qui en vint néanmoins à rouer de coups régulièrement sa femme en  laissant l’éducation des enfants à Augusta .

Cette dernière est une bigote notoire  fanatisée à l'extreme et à ce titre inculque à ses deux enfants la crainte de Dieu et son adoration sans limite. Elle prêche pour une vie strictement dénuée  de péchés en enseignant à ses enfant la haine de la femme, berceaux selon elle de tous les maux du monde. Haine des femme, mais aussi haine de George Gein, dont elle souhaite ardemment la mort.
Totalement hypnotisé par sa mère à laquelle il voue un véritable culte, Edward  se met détester son père et à se détacher de plus en plus de son frère qui se rend compte de l'emprise nuisible de leur mère sur eux.  
Alors qu'Edward a  huit ans, la famille part pour Plainfield, où Augusta  achète sur ses fonds propres une ferme isolée de la ville, source de tentations néfastes selon la mère..

 


Edward alla à l’école jusqu'à ses treize ans avant d'en être retiré, Augusta ne voulant pas qu'il fréquente les gens de la ville -et plus particulièrement les filles. A partir de là il travaille à la ferme avec son frère. Il ne noua donc jamais aucune amitié et ne sembla jamais s’intéresser au sexe opposé. Bien qu'Edward et son grand frères travaillent par moments en ville, il n'ont aucun amis et se méfient des gens, et plus particulièrement Edward.
Toutefois, plus ce dernier s'acharne à plaire à sa mère plus elle le réprimande persuadé qu'il est un raté et un moins que rien. Paradoxalement, une lien fusionnelle et malsain les unissent, ce qui n’échappe  pas  à Henry qui en vient à ouvertement critiquer sa mère. Ed en vint à le détester car il ne supporte pas que son aîné ne partage  pas ses opinions sur sa mère.
A la grande satisfaction d'Edward et surtout d'Augusta, George Gein meurt en 1940 d'une crise cardiaque.
Dés lors Edward est totalement sous la coupe de sa mère. Augusta, et ses deux enfants et  George vivent donc parfaitement isolés et ne voyant d'autre personnes que lorsqu'ils travaillent en ville.

 


Un possible premier meurtre
Au mois de mai 1944 un incendie se déclare non loin de la ferme. Inquiet quant au fait que le feu approche dangereusement, Edward et Henry partent pour tenter de l’éteindre. Cependant alors que le sinistre est maîtrisé Edward revient seul à la ferme.  
La police est prévenue, Edward leur raconte que lui et son frère ont été séparé par le feu et que Henry avait disparu.  Cependant Edward conduit directement les inspecteurs au corps de son frère :  ils ne manquent pas de constater que ce dernier  est assez éloigné du feu et qu'il porte manifestement des traces de coups au crâne. Néanmoins le médecin   légiste conclue que Henry est mort asphyxié suite à l’inhalation d'une trop grande quantité de fumées.
Peu de temps après Augusta a une première attaque cardiaque qui la laisse ferme_ed_geingrabataire. Edward vit désormais reclus et ne vit que pour sa mère, s'occupe d'elle jour et nuit. Il n'en récolte que mépris et insultes.
Elle meurt finalement le 29 décembre 1945. Il est dévasté par cette séparation brutale, abandonné et inapte à s'occuper de lui, dépendant qu'il était de sa mère.

Il décide alors de ne plus utiliser les pièces fréquentées jadis par sa mère: l'etage au complet, salon;  séjour, mais surtout la chambre parentale qu'il considère comme un sanctuaire. 

La ferme des Gein

 

 

 

Il vivra des lors dans sa chambre et la cuisine.
La mort d'Augusta est un vrai déchirement et a un effet dévastateur sur son psychisme déjà mis à mal durant ces années de manque affectif. Il avouera plus tard avoir conçue le projet de la faire revivre.
Parallèlement il s’intéresse de plus en plus à la mort, se met à lire avec avidité les rubriques nécrologiques, avis de décès et tout ce qui a un rapport avec la mort. Vivant de petits boulots, il se met à s’intéresser au femme, tabou ultime et interdit alors que sa mère était vivante. Cependant, bien qu'il ait alors 40 ans il est immature et fortement handicapé socialement.
Petit a petit les pièces qu'il s'est donné pour vivre s’encombrent de photographies morbides, de livres d'anatomie et traitant de rite funéraire ainsi qu'un nombre non négligeable de revues porno, qui lui étaient interdit du temps de sa mère.

Jusqu’à ce que, ne pouvant plus refréner ses fantasmes morbides, il se décide à franchir le pas : alors qu'il parcourt les avis de décès dans le journal local il apprend la mort récente d'une jeune femme de la ville. Le soir tombé il se rend au cimetière armé d'une pelle pour profaner la tome et violer le corps de la défunte.
Toutefois, Edward démentira toujours les viols de cadavres malgré les preuves  qui indiquent le contraire.
On pense qu'à cette époque il répéta ces faits plusieurs fois. Mais bientôt les viols de suffisent plus et il commence rapporter chez lui des sortes de trophées : crânes, peaux (qu'il tanne par la suite), scalps, organes ou autres parties de corps...
Par la suite on devait trouver chez lui des choses bien plus étranges et macabres...

Des rumeurs commencent lors à circuler dans la ville, on le trouve de plus en plus bizarre et renfermé, on affirme avoir vue des choses. Mais jamais personne ne pense à avertir la police. Rapidement, tout cela ne le satisfait plus et il se met en quête de cadavre « plus frais » .
C'est alors que l'on constate des disparitions inexpliquées :
en premier lieu, une écolière de la ville voisine, Georgia,  âgée de huit ans qui ne revint jamais de l’école et qui ne fut jamais retrouvé, vivante ou non. On retrouvera par la suite le crane d'un enfant chez Edward.

Georgia


Une jeune fille de 15 ans, Evelyn, occupée a faire du baby sitting à La Crosse, ville de naissance d'Edward.
Inquiet car il ne put la joindre au téléphone, le père de cette dernière se rend sur place. Il sonne et tambourine à la porte sans avoir de réponses. Il rentre par effraction dans la maison et constate la disparition de la jeune fille, et des traces de lute, plusieurs pièces sont tâchées de sang.
Une battue ne donna d'autre résultats que la trouvaille des vêtements de la disparue.

Evelyn Hartley


La police ne put jamais trouver un coupable pour ces deux disparitions.


C'est le 8 décembre 1954 que survint le premier meurtre avéré d'Ed Gein.

Mary Hogan

Mary Hogan tenait un bar à Plainfielfd, lieu de passage et point de chute des chasseurs du coin, piliers de bar et plus simplement des résidents du quartier venu se désaltérer. Âgée d'une cinquantaine d'année, elle fait partie de ces personnes que tout le monde connaît et tiens en haute estime. Gein lui même fréquentait son établissement, la Hogan's tavern,  quand il lui arrivait de travailler en ville.
Quand sa disparition est constatée, on trouve  sur le sol une grande flaque de  sang  d'où se démarque  une traînée qui se dirige vers le parking. Une cartouche de fusil de chasse est retrouvé et fait notable, la caisse n'a pas été vidée, ce qui exclue la thèse d'un cambriolage qui aurait mal tourné. En dehors de la cartouche aucun indice n'est trouvé, pas plus que le corps de Mary Hogan.
Un des habitués du bar, qui se doutait que Gein avait un faible pour la victime, lui parla de la disparition de cette dernière. C'est ici que Gein avoue à mots couverts :

« Elle n'est pas disparue. Elle est à la ferme .» Mais son interlocuteur pense à une plaisanterie.

Bernice Worden


Après le meurtre de la tavernière, les disparitions semblent s’arrêter pendant trois ans, jusqu'au meurtre de Bernice Worden le 16 novembre 1957.

C'est une femme d'âge mure, âgée de 58 ans., propriétaire d'une épicerie.

 

 

magasin worden

le magasin de Bernice Worden

 

Tout comme pour Mary Hogan, Gein avait un penchant pour elle puisque il lui avait fait des avances insistantes, non sans s’être vue signifier un refus catégorique.
Encore une fois le seul indice est une cartouche de fusil et de nombreuses traces de sang.  L’enquête démontrera que Gein était venu dans le magasin que tenait Bernice au prétexte d'acheter une carabine bien qu'il ne fut pas  chasseur. Quand elle eut le dos tourné, il enclencha une cartouche qu'il avait emporté et la tua. Mais, cette fois là, Gein prend le soin de mettre la mains sur la caisse.

Gein, bien que présenté comme intellectuellement déficient, n'aurai pas pu choisir un meilleur jour pour commettre son forfait. En effet, il correspond avec l’ouverture de la chasse, et la ville était désertées par les adeptes de ce loisirs : il pensait avoir le champ libre pour agir. Néanmoins un témoins vint se présenter. Ce dernier faisait le plein de sa voiture (car la magasin faisait aussi station essence) quand il vit Gein errer aux abord du magasin à l'heure de la disparition de Bernice Borden .

Tout naturellement le  shérif  vient donc se présenter à la ferme Gein. Et là une vision d’effrois frappe cet homme pourtant habitué.

La maison est fouillé, non sans difficulté tant est intense le désordre ambiant (détritus jeté à  même le sol, vêtements sales entassés ici et là).

chambre de gein

 

 

 

cuisine gein

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la chambre (a gauche) et la cuisine (a droite) de Gein

 

On retrouve le corps de Bernice Borden, éventré, éviscéré et pendue par les pieds.

  bernice borden

bernice borden 2

Diverses parties de corps et de nombreux cranes humains sont aussi retrouvé.  
On peut aussi voir un abat jour   et une corbeille en peau  humaine, des cranes transformés en cendriers ou en bols, une ceinture faites de sexe de femme et un costume en peau, avec vagin et seins compris.  Des organes sont mis à sécher ou en bocaux à des fins de conservation.
Il avait, aux quatre coins de son lit, placé des crane en guise de décoration.

bol constitué de cranes

gants en peau

 


Plus surprenant, le reste de la maison est intacte : la police en conclue que Gein avait tâché de conserver ses pièces comme un temple dédié au souvenir de sa mère.

Arrêté puis interrogé, il se terre dans un premier temps dans le mutisme avant d'avouer le meurtre de Bernice Worden.
Les enquêteurs l'interrogent ensuite sur les autres cadavres et os retrouvé mais là dessus il reste catégorique : les restes de cadavres provenaient tous de corps qu'il allait déterrer.  Cependant, leur nombre et le fait que certains d'entre eux ne furent pas inhumé  rends cette explication caduque.
Inculpé le 18 novembre pour attaque à main armé (le parquet ne pouvant  formellement prouver les meurtres) il continue à nier tout les autres meurtres.

Il est  cependant soumis au détecteur de mensonge et interrogé de longues heures durant lesquelles il avoue le meurtre de Maryn Hogan, qui était un accident selon lui.
Cependant il n'en conçoit aucun remord.
Durant le procès des psychiatres se penchent sur son cas. Il est jugée schizophrène, immature, et selon eux une grande partie de ses problèmes viennent de sa relation avec sa mère, présentée comme une mère abusive.

La ressemblance des deux victimes avec Augusta Gein ne manqua pas de frapper les psychiatres et les psychologues et ils en vinrent a en conclure qu'une partie de Edward  voulait tuer l'image de sa mère, et une autre partie voulait la faire revivre au moyen de tenue faite de morceaux de femmes.

Fouillée, la maison dévoila d'autre squelette, notamment un squelette entier d'homme enterré dans la jardin.
Interné dans un hôpital psychiatrique ou l'on doit évaluer son état mental, il est déclare incompétent, ce qui fait qu'il ne peut être jugé.
La ville met la ferme en vente aux enchère, mais est détruite peu après par le feu, selon toute vraisemblance suite à un incendie criminel.
De nombreuses personnes avide de curiosité malsaines allai la visiter, les journalistes du monde entier y aller pour faire des photos, ce qui laissent penser qu'un des habitants de la ville eut assez du remue ménage.
Son pick-up est néanmoins racheté et exposé par un forain.

Gein attendra 10 ans son procès, car il est finalement considéré apte à être jugé : le procès  débute en novembre 1968.   
C'est là que Gein avoue avoir voulu être une femme et qu'il avait imaginé divers moyens de parvenir à ses fins. Il opta finalement pour sa tenue de peaux de femme, qu'il portait en se promenant dans sa ferme.
Il est finalement jugé coupables des seuls meurtres de Mary Hogan et Bernice Worden, mais et acquitté car déclaré irresponsable au moment des meurtres.
Les autres meurtres soupçonnés sont mis de coté, la ville de Plainfield ne pouvant payer les expertises nécessaire à l'identification de toutes les victimes.
Il est renvoyé en hôpital psychiatrique où il meurt le 26 juillet 1984 d'une embolie pulmonaire.

 

crane bougie

crane

Ed_Gein_crane_2

gein masque peau 2

 

 

 

 

 

de gauche a droite: masque en peau humaine (image 1 et 2) , un crane momifié (3) et des crane transformé en bougies(4)

Ed Gein à notamment inspiré les personnages de Norman Bates, de Leatherface de massacre à la tronçonneuse et Bufalo Bill du silence des agneaux (ce dernier étant en fait un amalgame de plusieurs tueurs en séries)