À la fin du XIXe, un bébé mort-né intrigue la médecine, et est encore aujourd'hui considéré comme le cas le plus unique et enigmatique de l'hustoire de la teratologie. Une énigme à la base d'un âpre débat scientifique.

En effet en 1973 dans son livre Monstres et monstruosité, Patrice Duvic nous relate un cas particulièrement mystérieux d'un bébé anencéphale.

L'histoire débute le 6 janvier 1897. Ce jour-là, une adolescente de 16 ans donne le jour à un bébé hermaphrodite, dénué de cerveau la boit crânienne finit tout juste au-dessus des yeux. Ses yeux sont énormes et proéminents ses membres sont plus longs que la normale et, autre particularité notable, ses gros orteils sont opposables. Comme pour la majorité des anencéphale, le dessus du crâne est recouvert d'une masse informe et rougeâtre de tissus cérébrale sous-développée. Il ne vit que quelques minutes. Le médecin-chef responsable du service de maternité, le docteur Therre, ne tarde pas à remarquer que le nouveau ressemble de manière frappante avec un singe.

 

anencephale_de_vichy

 

Après une courte enquête, il apprend que la jeune fille a vécu presque coupée des autres gens, et vivant dans une roulotte en compagnon de son père et de son singe de compagnie, qui était selon elle « son seul compagnon» . À première vue donc, le bébé ne peut être que le fruit d'une relation incestueuse entre le père et la fille, ce que tous deux nie avec vigueur. Cependant, la sage-femme ayant procédé à l'accouchement avait constaté que l'orifice vaginal était extrêmement étroit, ce qui semblait exclure des relations sexuelles « normales ».

Perplexe, le docteur Therre en vient à penser que le bébé est peut-être un hybride homme-singe, ce qui est théoriquement impossible. Selon lui, il est probable que le spermatozoïde n'est fait que stimuler l'ovule de la jeune fille, en conséquence de quoi le fœtus n'aurait eu aucun apport génétique mâle (théorie que la science moderne saurait aisément réfuter). Le singe, lui, mourut le lendemain de l'accouchement de sa jeune maîtresse, sans doute à cause du stress de la séparation. Le cas de l'anencéphale de Vichy reste le cas de monstruosité humaine la plus énigmatique dont nous avons connaissance.