l'inconnue de la seine

Ce visage est celui d'un inconnue. C'est le masque mortuaire d'une anonyme décédé dans des circonstances floues. Pourtant, ce masque serein, cette attitude apaisée et ce demi-sourire sont mondialement connus et ont acquis au fil des décennies, plus particulièrement au début des années 1900, une renommée chez les artistes, les poètes et les écrivains : celui de celle que l'on surnomme l'inconnue de la Seine.

Vers 1950, un fabricant de jouet Norvégien, Asmund Laerdal, s'inspire du visage de l'inconnue de la Seine pour créer le premier modèle de resusci Anne, un mannequin d'entraînement destiné aux futurs secouristes, ce qui fait de l'inconnu "la femme la plus embrassée du monde".

C'est aux alentours des années 1880 que le destin posthume hors norme de l'inconnue de la Seine naquît.
Le corps sans vie d'une belle jeune femme est repêché un jour des eaux de la Seine. Le médecin légiste chargé d'examiner la dépouille trouva son visage si beau et serein qu'il décida d'appeler un mouleur pour que ce dernier en réalise le masque mortuaire. L'officiant, également fasciné par ce visage va en vendre des reproductions dans sa boutique comme il était coutume de le faire pour les personnes connues.
Rapidement un nombre croissant de personnes désire acheter une reproduction du masque, surtout parmi les écrivains et les photographes.

Toutefois, bien que l'inconnue soit encore réputée de nos jours la cause de sa mort n'a jamais été élucidé. Selon la thèse communément établie, elle serait décédée des suites d'un suicide en se jetant dans la Seine, d'où le surnom que lui attribuera sa postérité. En vérité, cette hypothèse est née assez tardivement, vers 1931. Nous la devons très probablement à l'écrivain Jules Supervielle, qui consacre une nouvelle à l'inconnue dans le recueil "l'enfant de la haute mer".

La seconde version, moins poétique certes, est que l'inconnu serait en fait décédé des suites de la tuberculose.

Resuci Anne

Resuci Anne